Les Dolomites des Dolomites, Italie. Dolomites of the Dolomites, Italy.

Les Dolomites des Dolomites, Italie. Dolomites of the Dolomites, Italy.

 

Origine du nom « Dolomites » :

Ce nom vient de Dolomie, nom créé à la fin du XVIIIème siècle par Nicolas de Saussure à partir du nom du naturaliste français, Déodat de Dolomieu* (1750-1801), qui découvrit cette roche. Dolomieu* est une commune de l’Isère (France) ou naquit Déodat de Dolomieu.
Dolomites comes from Dolomie, a name created at the end of the 18th century by Nicolas de Saussure from the name of the French naturalist, Déodat de Dolomieu (1750-1801), who discovered this rock. Dolomieu* is a commune in Isère (France) where Déodat de Dolomieu was born.

Localisation
La Chaîne des Dolomites est situées dans les Alpes orientales méridionales, en Vénétie, au nord-est de l’Italie.

Sass Pordoi, 2016
Sass Pordoi, Dolomites, 2016

Sass Pordoi, 2016

Le Sassolungo (centre droite) depuis le Sass Pordoi, 2026
Vue depuis le Sass Pordoi du Groupe du Sassolungo avec de gauche à droite : Punta Grohmann (Grohmannspitze, 3126 m) : la pointe sommitale à gauche du groupe, Cinque Dita (Fünffingerspitze, environ 2996 m) : les petites aiguilles dentelées entre les deux masses.puis Sassolungo (Langkofel, 3181 m) : le grand bloc massif à droite, avec sa paroi sombre. Le rebord enneigé à droite au premier plan est la bordure du plateau du Sella.

Morphologie des Dolomites
Les grandes parois verticales, les aiguilles et les tours, très caractéristiques des Dolomites, résultent de l’action combinée de la tectonique, de l’érosion différentielle et des glaciations.

Géologie
Les Dolomites constituent un ensemble géologique caractérisé par d’immenses falaises calcaires, à récifs fossiles et des formations de dolomie. On y trouve de puissantes formations carbonatées du Trias (251-199,6 Ma), notamment de dolomies issues en grande partie de la transformation de sédiments calcaires et de constructions récifales.
Dans ces montagnes, la succession sédimentaire régionale couvre une période allant du Permien moyen jusqu’au Crétacé, mais les formations triasiques dominent largement le paysage actuel (cf. photographie du Massif du Sassolungo ci-dessous) avec en particulier:
– Le Trias inférieur : 252–247 Ma.. Retour progressif de la vie marine après la crise Permien-Trias.
– Le Trias moyen : 247–237 Ma. Développement de vastes plates-formes carbonatées et récifs.
– Le Trias supérieur : 237–201 Ma. Construction de nouveaux édifices carbonatés, lagunes et bassins marins.

Milieu de dépôt : Il s’agit de dépôts de milieux marins peu profonds, avec alternance de périodes subtidales, intertidales et supratidales. La confrontation des plaques adriatique et eurasienne a provoqué vers 70 Ma l’élévation de l’arc alpin et de la chaîne montagneuse des Dolomites. Les dolomies roses, se sont déposées dans une mer tropicale au Trias (~252-201 Ma), entre les continents européens et africains. On peut y observer des récifs coralliens, des anciens talus continentaux et des fonds marins

Dolomitisation : Dans les Dolomites, une partie importante des calcaires s’est transformée en dolomie (Mg Ca (CO3)2)) par dolomitisation, processus impliquant le remplacement d’une partie du calcium par du magnésium. Les mécanismes ont été variés : circulation d’eaux marines enrichies en magnésium, reflux de saumures dans les sédiments et transformations diagenétiques précoces ou tardives.
Il ne faut cependant pas considérer toutes les Dolomites comme une montagne formée par une dolomie homogène : on y trouve également de véritables calcaires, des calcaires récifaux et des roches volcaniques (ces dernières témoignant d’une évolution tectonique régionale complexe, précédant l’ouverture océanique jurassique).

Sass Pordoi, 2016
Vue depuis le Sass Pordoi, Dolomites, Italie, 2016

Sur cette photographie du panorama depuis le Sass Pordoi, Dolomites, Italie, 2016 :

Les sommets
 :

  • Au centre : le groupe du Sassolungo (Langkofel), avec la Punta Grohmann à gauche, les Cinque Dita (petites aiguilles) au milieu et le Sassolungo (3181 m) à droite.
  • À droite : la grande falaise appartient au massif du Sella, et le sommet enneigé au-dessus est son plateau sommital. 
  • À gauche : les crêtes enneigées au-delà du col Gardena, côté Puez-Odle. 

Les formations géologiques (les limites exactes sur la photo restent à confirmer sur une carte géologique) :

  • Sassolungo : c’est une plateforme carbonatée du Ladinien (237-228 Ma), la Dolomie du Sciliar (Schlern), massive et sans stratification visible. Les auteurs placent le sommet dans la Dolomie Cassiana (Carnien inférieur; ~228-220 Ma), l’édifice récifal et péri-récifal plus tardif.
  • Falaise du Sella : le mur massif brun-ocre correspond à la même famille récifale, Sciliar et Cassiana. La terrasse neigeuse qui la couronne avec ses strates régulières horizontales est la Dolomia Principale (Norien, 216,5-203,6 Ma), organisée en cycles péritidaux de type Lofer. Cette formation présente des alternances de : dolomicrites, niveaux stromatolitiques laminés, structures en bird’s eyes, brèches intraclastiques, niveaux dolomitisés correspondant à des épisodes d’émersion.
  • Blocs clairs au premier plan (tours grises stratifiées sur la crête enneigée) : Dolomia Principale. A noter les couches horizontales et la fracturation sub-verticale.
  • Pentes sombres et boisées en contrebas : bassin ladino-carnien, soit la Formation de Livinallongo (Buchenstein) pour les calcaires noduleux, la Formation de Wengen (volcano-sédimentaire) et la Formation de San Cassiano. Ces formations marneuses et volcanoclastiques forment les pentes douces en dessous des murs de dolomie, d’où ce contraste de relief typique.

Tectonique
Les dolomites ont été affectée par plusieurs événements tectonique :
– Une première phase de déformation à l’Éocène.
– Des chevauchements et décrochements au Néogène.
– Une fracturation ultérieure des formations carbonatées. Des factures verticales découpent les strates subhorizontales donnant au paysage son aspect de château-fort.

Une particularité : l’alpenglow (embrasement alpin)
Il s’agit d’un éclairage particulier qui colore les sommets en rose, rose-pourpre ou violet au lever et au coucher du Soleil. Dans les Dolomites, il est particulièrement remarquable : les grandes parois de dolomie prennent parfois des teintes rose-violacé extraordinaires. Les habitants du Tyrol du Sud parlent du phénomène de Enrosadira.
Il résulte principalement de la diffusion atmosphérique de Rayleigh, complétée par la diffusion de Mie sur les aérosols et les particules en suspension. Deux situations se succèdent :
1- Soleil très bas sur l’horizon : les rayons traversent une épaisseur atmosphérique beaucoup plus importante. Les courtes longueurs d’onde (bleu et violet) sont davantage diffusées ; la lumière directe restante est enrichie en rouge et orange.
2- Soleil passé sous l’horizon : les sommets peuvent encore recevoir une lumière indirecte, diffusée par l’atmosphère, donnant des teintes roses et pourpres.

Dolomites depuis Alleghe, 2016
Dolomites depuis le lac d’Alleghe, 2016

Les sculptures
Les roches sculptées sont issues du Sass Pordoi et en particulier de la  « Dolomia Principale » du Norien (216,5-203,6 Ma). La stratification (cf. la « Coiffe« , ci-dessous) ainsi que la forte fracturation des roches (cf. la « Cuzco« , ci-dessous) m’a conduit à privilégié un style, respectant les textures de ces roches et utilisant les fissures.

Bibliographie
Bosellini A., Gianolla P. & Stefani M. (2003). Geology of the Dolomites. Episodes, vol. 26, n° 3, p. 181–185. DOI : 10.18814/epiiugs/2003/v26i3/005.Consulter l’article scientifique.
UNESCO (2009). Les Dolomites, dossier du patrimoine mondial, site n° 1237. Notice UNESCO en français.
Precipitation of dolomite from seawater on a Carnian coastal plain (Dolomites, northern Italy): evidence from carbonate petrography and Sr isotopes (2019). Solid Earth, 10, 1243. Consulter l’étude sur la dolomitisation.
Brandner, R. & Keim, L. (2011). A 4-Day Geological Field Trip in the Western Dolomites. Geo.Alp, vol. 8, p. 76–118, particulièrement p. 109–110. https://www.natura.museum/wp-content/uploads/2020/05/GeoAlp_008_0076-0118.pdf
https://www.unil.ch/igd/files/live/sites/igd/files/shared/Geovisions/37/Geovisions37_02_Panizza.pdf


« Coiffe ». Dolomites des Dolomites. 2019

"Coiffe". Dolomites des Dolomites. 2019
« Coiffe ». Dolomites des Dolomites. 2019

« Cuzco », Dolomite des Dolomites, Italie. 2021

"Cuzco" Dolomites des Dolomites. 2021
« Cuzco » Dolomites des Dolomites. 2021

Dimensions : ~17x25x17 cm ; poids : 14,2 Kg.


« Dol-Feuille », ‘Leaf-Dol’. Dolomite des Dolomites, Italie. 2022

Dol-Feuille, 2022, Dolomite des Dolomites, Italie
Dol-Feuille, 2022, Dolomite des Dolomites, Italie

Dimensions : : 13x19x10 cm – Poids : 3,0 Kg


« DOLOSCALA » Dolomite des Dolomites. 2026

"DOLOSCALA" Dolomite des Dolomites. 2026
« DOLOSCALA » Dolomite des Dolomites. 2026

Dimensions : ~14x10x11 cm ; 3,39 Kg. Sculptée en 2026.

"DOLOSCALA" Dolomite des Dolomites. 2026
« DOLOSCALA » Dolomite des Dolomites. 2026

« ChiaPro » Dolomites des Dolomites. 2020

"ChiaPro" Dolomites des Dolomites. 2020
« ChiaPro » Dolomites des Dolomites. 2020

« Traces » Dolomites des Dolomites. 2020

"Traces" Dolomites des Dolomites. 2020
« Traces » Dolomites des Dolomites. 2020

Galerie virtuelle de  Jean-Pierre Milesi, Artiste contemporain
Sculptures Jean Pierre MILESI – Galerie d’Art Wilson
Sélection sur : https://www.artlimited.net/1060459.
https://www.artmajeur.com/fr/account/jean-pierre-milesi/artworks
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Artistes Du Loir-et-Cher
Jean-Pierre MILESI – Artistes du Loir-et-Cher
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